La Somatopathie
"Ce qui ne peut s’exprimer s’imprime dans le corps"
Somatopathie : “Soma” : le Corps et l’Empathie.
La somatopathie est une approche douce qui relie le corps, l’esprit et l’émotion. Le corps est une formidable machine qui nous parle sans cesse. Tout au long de notre existence, chaque expérience vécue s’enregistre au plus profond de nos cellules, de nos os, de nos tissus : les émotions vécues lors d'événements traumatiques qui n'ont pas pu être prises en compte (manques, abandons, violences, abus, humiliations, non-dits…) se cristallisent dans le corps créant des lésions plus ou moins importantes selon leur répétition.
Nous ne portons pas seulement nos propres souffrances, mais aussi celles de nos ancêtres ! De génération en génération, nous nous transmettons le lourd poids du passé et nos traumas non résolus. Ce cadeau indésiré nous pousse à perpétuer inconsciemment et inlassablement les mêmes schémas.
Très souvent, nous ne sommes pas conscients de toutes ces mémoires inscrites dans notre chair. Néanmoins, ce que nous ne pouvons conscientiser, le corps l’exprime à sa manière. De nombreux maux physiques et psychologiques peuvent avoir pour origine des émotions emmagasinées faute de n'avoir pu être exprimées. Et ces mémoires stockées dans le corps ne demandent qu’à être libérées.
Histoire de la somatopathie
La somatopathie se situe à mi-chemin entre l'ostéopathie crânienne et l’acupuncture. Elle est issue de la Méthode manuelle de Maurice Raymond Poyet (kinésithérapeute, ostéopathe, acupuncteur), qui donna son nom à sa méthode. Ces connaissances ont ensuite été augmentées par Pierre-Camille Vernet, fondateur de l'école de Somatopathie et ancien élève de Raymond Poyet. Au fur et à mesure de ses collaborations et recherches notamment avec Odile Baudonnel, sage-femme de formation, les nouvelles découvertes ont fait évoluer la méthode de manière significative et ont donné naissance à une méthode plus aboutie.
Cette thérapie manuelle douce et informative a une vision globale de l’individu. Véritable soin du corps et du soi intérieur, elle fait le lien entre tous les plans de notre être. C’est une approche novatrice, respectueuse de l’organisme, qui permet de corriger les lésions traumatiques et somatiques.
L'origine des origines...
Dans les années 1870, Andrew Still, un médecin situé aux États-Unis, s’intéresse de plus en plus aux causes des pathologies plutôt qu’à leurs symptômes. Il est convaincu que le corps possède ses propres mécanismes de guérison, il considère qu’un corps aligné a déjà tout pour guérir seul. Il va mettre au point une technique manuelle permettant de dénouer les tensions du corps et libérer la circulation des fluides. « Une bonne irrigation sanguine est essentielle pour nourrir les cellules du corps et éliminer les déchets ». C’est comme cela qu'il créé l’Ostéopathie et devient le fondateur de la première école.
Plus tard en Angleterre, l’un de ses élèves nommé William Sutherland développe l’ostéopathie crânienne. Il observe un crâne et constate qu’il possède de nombreuses sutures le divisant en plusieurs parties. Il a alors une intuition : si les os du crâne ne sont pas fusionnés, ces os possèdent peut-être des mouvements subtils entre eux. Il va passer une vingtaine d’années à l’étude et la vérification de ce qu’il nommera le Mouvement Respiratoire Primaire (1), un mouvement que l’on peut retrouver partout sur notre corps, même entre les os du crâne. Sutherland observe ces micro-mouvements subtils sur les os du crâne lorsque tout va bien, et surtout l’absence de perception et d’harmonie de ces mouvements en cas de problème. Il établie un lien ,entre les os du crâne et le mouvement du sacrum afin de rétablir la libre circulation des fluides et l’équilibre du corps. Une nouvelle discipline est née : l’ostéopathie crânienne fluidique, technique manuelle douce, sans cracking comme nous pourrions le voir en ostéopathie classique.
1- MRP : mouvement sans doute observé dès les toutes premières divisions cellulaires, après que le spermatozoïde et l’ovule se soient rencontrés. Toutes les parties de notre corps possèdent un MRP. L’embryon est d’abord d’origine membranaire, et nous percevons le MRP sur ce niveau tissulaire. Les fascias sont de même niveau tissulaire que la membrane. Ce mouvement se diffuse partout dans le corps par l’intermédiaire des fascias.
Origine du MRP : pulsation crânienne dûe à la production du LCS dans les ventricules cérébraux. Nous la ressentons dans nos mains comme une vague fluide et constante tant dans son rythme que dans son intensité. Rythme normale : 12 à 14 pulsation par minute. La motilité centrale (l’équilibre cranio-sacré) fait référence. Nous revenons très souvent au cours de la séance sur cette écoute centrale.
